familyDepuis 15 ans, le Québec a mis sur pied deux programmes pour aider les familles qui désirent avoir des enfants tout en permettant aux deux parents de poursuivre leurs carrières. L'un des objectifs de ces programmes était de "favoriser l'adaptation de l'économie québécoise aux réalités actuelles du marché du travail de façon à atténuer les pénuries de main-d'oeuvre".

 

Ainsi, de 2000 à 2007, le taux des Québécoises âgées de 25 à 54 ans qui occupaient le marché du travail est passé de 71,4 % à 78,7 %. Cette augmentation est liée à la bonification d'un programme touchant les services de garde à l'enfance (les fameuses garderies à 5$ puis à 7$). Par la suite, le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP) est venue s'ajouter à l'équation entrainant ainsi une transformation rapide du marché du travail québécois.

Outre le taux d'employabilité qui a augmenté pour les femmes, on note également une hausse du nombre de naissances. De 2000 à 2009, au Québec seulement, ce chiffre est passé de 72 000 à près de 90 000 annuellement. En comparaison, pendant le fameux baby boom de l'après-guerre, c'est une moyenne de 120 000 naissances par année qu'on a enregistrées pendant une trentaine d'années.

Donc, les femmes travaillent plus et les familles ont plus d'enfants et comme le temps ne s'étire pas, logiquement, nous en avons moins à consacrer à nos loisirs. Il en découle une profusion d'articles dans les médias et de discussions sur les réseaux sociaux portant sur le stress. Rien de bien surprenant.

Le gouvernement avait détecté une pénurie de main-d'oeuvre et sa riposte a été efficace mais ensuite la balle s'est retrouvée dans la cour des employeurs sauf qu'ici, la réponse n'est pas unanime.

Dans les palmarès des meilleurs employeurs, nous remarquons que ce sont souvent les mêmes qui reviennent d'une année à l'autre. Ceux-là déploient des trésors d'imagination pour supporter leurs employés dans le tourbillon quotidien. Mais les autres, c'est-à-dire la plupart, continuent à presser le citron.

Pourtant, certaines mesures n'occasionnent pas ou peu de déboursé pour les entreprises. Le télétravail entre autres qu'il soit à temps plein où à temps partiel ne profiterait qu'à 4% à 8% des travailleurs alors qu'il y aurait un potentiel d'environ 40%.

La possibilité d'acheter des vacances est un autre exemple qui peut représenter une alternative intéressante aux banques de temps supplémentaires. Dans ce dernier cas, on peut cumuler du temps dans une banque et on l'utilise à l'occasion mais on n'augmente pas son temps de loisir, on se contente de le déplacer.

Finalement, les horaires flexibles pour accommoder les couche-tard ou les lève-tôt peuvent leur permettre de faire leurs courses à des heures de moins grande achalandage sans avoir à emmener les enfants avec eux.

Mais rien de tout cela n'est possible si l'employeur n'affiche pas une attitude positive envers ceux qui veulent profiter de ces mesures. Selon un article de La Presse, 43 % des salariés sentent que leurs employeurs s'attend à ce qu'ils privilégient leur travail par rapport au reste. Pourtant, 73% de ces mêmes travailleurs se sentent coupables d'agir ainsi se retrouvant ainsi pris dans un cercle vicieux.

Chers employeurs, n'oubliez pas que le but ultime demeure la réduction du stress !

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