J’ai une « toune » dans la tête. Elle revient de temps en temps sans trop que je sache pourquoi. Elle n’est même pas d’actualité et je ne suis même pas une fan du chanteur et de son œuvre. Ce dont je n’arrive pas à me défaire toutefois, c’est du titre!

N’importe quoi!

Ça ne vous rappelle rien? Éric Lapointe… Tiens, voici un extrait que j’aime bien :

« Je t’appelais dans la nuit
Pour te dire
N’importe quoi »

Ça me rappelle lorsque je travaillais aux opérations et que j’étais sur appel même la nuit. Ça sonne aussi un écho lorsque je pense à tous ces clients qui s’attendent à un service 24/7 même s’ils ne payent pas pour.

Ou encore ce bout-ci :

« Pour te plaire
J’aurais pu soulever la terre
J’aurai mis
Le feu à l’enfer
Pour toi j’aurai pu faire
N’importe quoi »

Ça, ça me rappelle que je suis tellement passionnée que si on me demande de faire l’impossible, je vais tenter le coup malgré tout. Je vais me creuser les méninges pour trouver une solution. Je vais défoncer les portes qui m’empêchent d’y arriver. Pour peu qu’on apprécie mes efforts, je pourrais soulever des montagnes. Je m’en sentirais capable… si on l’apprécie.

Mais les gens qui apprécient, règle générale, ne le disent pas. On est content donc on reste silencieux. On dort bien en posant la tête sur l’oreiller mais on ne dit rien. Nous vivons dans une société où on en fait jamais assez et où on souligne d’avantage les problèmes que de saluer les solutions. Si ça va mal, on gueule et on débarque à toute vitesse dans la pièce du fautif pour le mettre en demeure de corriger le problème… et vite à part ça. Si ça va mal, on se plaint. Si ça va bien, on sourit mais on dit rien.

Mais n’importe quoi c’est aussi cette étrange propension qu’ont certains dirigeants à tolérer que son staff fasse n’importe quoi justement. On politise le discours, on patine en cas de problème. Certains sont passés maître dans cet art et éventuellement, ils donnent un peu de « colle » à leur staff mais dès qu’ils ont le dos tourné, la vie reprends son cours. Le staff sait que c’est juste un mauvais moment à passer et que dès que le chat sera parti, les souris vont recommencer à danser comme avant. Pourquoi pas après tout, on exige rien d’eux. Ni qualité, ni réflexion, ni organisation, ni objectifs clairs, ni rendement. On attend d’eux qu’ils fassent leur 9 à 5 et qu’ils règlent les feux au fur et à mesure qu’ils se présentent. Rien de plus. Disons-le franchement, c’est n’importe quoi!