Dans un monde idéal, notre description de tâches ne changerait pas tous les jours.

Je ne suis pas contre le changement. J’aime bien varier de temps en temps mais lorsque je signe un contrat d’embauche, j’apprécie quand on en respecte minimalement les termes. Disons que je m’engage pour faire de la charge de projets. Deux semaines après mon arrivée, mon client/patron (je n’arrive pas à dire que c’est simplement mon patron, je suis contractuelle et fière d’être mon propre patron) me demande de rédiger les specs parce qu’il n’y a aucun analyste disponible, je ne vais pas dire non. Je vais sourire et je vais accéder à sa demande. Si quelques semaines plus tard, il me demande de garder un œil sur les anomalies (bugs) sur le site en production parce que les opérations ont du mal à suivre dernièrement, je vais probablement continuer à sourire et accepter… mais je vais commencer à me poser des questions.

Mon sourire commence à jaunir. Rien à voir avec ma dernière visite chez le dentiste. Je commence juste à constater que je suis en train de me faire arnaquer. Difficile de dire non en début de mandat. Généralement, la tendance se maintient et lorsque des dépassements de mandat sont au rendez-vous, ça ne s’arrête pas en cours de route. Il faut sévir pour renverser la tendance. Mais alors, on me répond souvent : au prix que tu es payé comme consultant, tu peux bien faire ceci ou cela en plus. Rien de plus faux! Si je suis payée ce prix là c’est parce que j’accepte de travailler sans filet. À deux semaines d’avis, je peux lever les pattes pour ou contre mon gré et recommencer à chercher du boulot. Mais bon, revenons à nos moutons.

Ne me dites pas que vous ne vous êtes pas déjà fait faire le coup pour le « toutes autres tâches connexes ». Je connais un directeur des opérations/infrastructures qui s’est fait refusé l’accès à des environnements de stage par ce qu’ils étaient sous le contrôle du directeur du dev mais en revanche, on lui demandait de gérer de petits projets de développement parce que le même directeur du dev n’avait pas le temps. Alllllooooo! C’est pas comme ça que ça marche!

Dans combien d’endroit avez-vous travaillé et où vous vous êtes rendus compte qu’il y avait un « trou » organisationnel pour certaines tâches forçant ainsi la fille assis au bureau du coin à arroser les plantes ou le gars du fond près de la fenêtre à gérer le contenu de SVN même s’il n’y connait rien. Je regrette que mon exemple soit un peu sexiste mais il provient de ma mémoire et comme je n’invente rien (malheureusement), je rapporte les faits tels que je les ai connu.

Pourquoi est-ce qu’on ne se contente pas de nous demander de faire ce pour quoi on a été embauché. C’est une question de respect!